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La presse en parle

Retrouvez ici, classés par spectacle, les articles de presse,

liens podcast et vidéo au sujet de nos spectacles dans les médias !

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Le 14 mars 2016

La Bonne parole du curé Meslier – Revue de presse

Annonce dans La Libre Culture

Annonce la libre-1

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Musiq3 – Chronique de François Caudron + interview d’Alexandre von Sivers – 24 mars 2016

Lien : https://www.rtbf.be/musiq3/podcast/detail_l-info-culturelle-7h30?id=2094577

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La Première – « Et Dieu dans tout ça ? » – 20 mars 2016 – entretien avec Serge Deruette et Jean-François Jacobs

Lien : https://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=2093754

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Demandez le programme – critique de Jean Campion – 22 mars 2016

4 étoiles 1/2 sur 5 ! « Curé le jour, athée la nuit »

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Extrait :

Tout en modernisant la langue, Jean-François Jacobs s’est appuyé sur d’authentiques extraits du « Mémoire », pour faire entendre la « bonne parole ». Sa mise en scène dynamise le monologue. L’éclairage permet de passer souplement de l’église à la cure et Jean Meslier s’adresse tour à tour aux paroissiens, à lui-même, au public ou à une personne qu’il prend à partie. Le spectacle ne tourne jamais au cours de philosophie. Par la justesse de son interprétation, Alexandre von Sivers fait émerger la pertinence et l’altruisme de ce curé, qui peut enfin libérer son indignation.

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Rue du théâtre – Critique de Suzane Vanina – 31 mars 2016

« Une parole visionnaire »

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Extrait :

L’adaptation théâtrale proposée par le « Poème2 » captive réellement, sans déploiement de grands moyens, grâce à un dispositif scénique et lumineux qui suggère les lieux, les ambiances avec beaucoup d’efficacité. Il est dû à Ronald Beurms, décidément à l’aise dans tous les styles.
La présence accrochante du « bon curé » est assurée par cet acteur grand format qu’est Alexandre Von Sivers, guidé par le metteur en scène Jean-François Jacobs.

Le 14 février 2016

Du Béton dans les plumes – Revue de presse

DBDLP 15 - Copie

 

Musiq’3 : La chronique de François Caudron – 24 février 2016

lien : http://www.rtbf.be/musiq3/podcast/detail_chronique-theatre?id=2086740

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Le Suricate : Critique de Raphaëlle McAngus – 29 février 2016

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Extrait :

En s’échangeant les rôles, Axel Cornil parvient à donner du dynamisme à cette pièce qui relate les souvenirs qui s’effacent d’un passé qui n’est plus. En s’appropriant l’espace, les quatre talentueux protagonistes, Allan Bertin, Axel Cornil, Valentin Demarcin et Adrien Drumel, donnent vie à cette pièce un brin espiègle n’hésitant pas à se salir ni à se mettre à nu. Les dialogues sont vifs et mordants, le jeu d’acteur est excellent et leur complicité s’étend jusqu’au public et c’est délicieux.

Si Axel Cornil s’est lâché dans cette pièce, y ajoutant un humour énergique et frais, il ne s’éloigne pas de son style pour autant. Avec des cris, des sentiments, des tensions et des non-dits, impossible de ne pas s’identifier une fraction de seconde aux personnages. En attendant sa prochaine pièce avec hâte, une chose est sûre : Axel Cornil est un talent on ne peut plus prometteur et dont on n’a pas fini d’entendre parler…

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Rue du théâtre : Critique de Suzane Vanina – 4 mars 2016

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Extrait :

Après avoir écrit « Crever d’Amour », revoici  Axel Cornil comme auteur mais ici également metteur en scène et acteur. Très différent de son intérêt pour les mythes revisités, c’est le terroir, et la famille qui  l’inspirent cette fois.

S’il donne des prénoms antiques aux personnages de son histoire, c’est en expliquant un arbre généalogique où mère et père sont Europe et Icare, le grand-père survivant âgé d’une famille décimée : Dédale, alors que donc le fils ; « la pierre », c’est Petrone. Point de tragédie cependant dans ce récit qui fait la part belle aux souvenirs de toute nature. Dure et drôle à la fois, la représentation est menée avec beaucoup de dynamisme par les quatre comédiens très complices.

 

Le 14 janvier 2016

L’Avenir dure longtemps – Revue de presse

Le Soir – 17 janvier 2017 – Catherine Makereel – Critique

Une performance follement habitée (cliquez pour lien direct)

Extraits :

Et c’est ainsi que nous embarquons, sur les épaules d’Angelo Bison, sur les traces d’une vie heurtée, amochée, celle d’un homme qui, par la parole, va tenter de retrouver son identité. Suivre l’époustouflant Angelo Bison dans ce parcours, c’est plonger dans la nuit noire, dans les ténèbres de l’âme humaine. C’est retenir son souffle et rester intensément au bord tandis que son personnage saute par-dessus le précipice, au cœur de sa propre folie.

Un homme indéchiffrable
Impossible de ne pas être troublé par cette performance follement habitée. Dès qu’Angelo Bison entre sur scène, qu’il se pose sur son tabouret et pose sur nous ses yeux insensés, bordés d’une inquiétante lueur, nous sommes happés par son récit. Sans ciller, le comédien commence par une description précise, presque clinique, du cou d’Hélène, son épouse, qu’il est en train d’étrangler. Il détaille pour nous ce meurtre tel qu’il l’a vécu, avant son internement à Sainte-Anne, pour confusion mentale et délire onirique.

(…)

Adaptée et mise en scène avec brio par Michel Bernard, la pièce retrace les indices d’une catastrophe annoncée : la relation amour-répulsion avec Hélène, les séquelles laissées par une mère abusive, les provocations démentes envers son entourage, la dépression chronique. Précis, sans aucune complaisance, le texte se grave dans les gestes infimes, les expressions tourmentées d’un Angelo Bison époustouflant qui, sans jamais quitter son siège, nous fait passer par toutes les étapes de la folie meurtrière.
Animée de projections discrètes, une fenêtre illustre les humeurs du personnage par des ambiances hivernales ou des images plus abstraites. Décor aussi impénétrable que cet homme indéchiffrable, incapable d’aimer, comme empêtré dans tout ce que la vie comporte de nuit.

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La Libre Culture – 13 janvier 2017 – Guy Duplat – Critique

Angelo Bison magnifie « L’Avenir dure longtemps » (cliquez pour lien direct)

Extrait :

Fascinante performance

Dans ce texte exceptionnel, un des plus grands esprits de son temps tente, mais en vain, de comprendre avec une honnêteté effarante un geste à jamais incompréhensible.

C’est peu dire qu’Angelo Bison incarne le philosophe. Seul en scène pendant près d’une heure et demie, quasi tout le temps assis sur un tabouret, il fascine, il frémit, il s’angoisse, comme Althusser. Il joue des yeux, il utilise les silences et les vibrations de sa voix. Une performance qu’on ne quitte pas des yeux et où, comme Althusser, il semble se situer toujours à la frontière entre folie et hyper-conscience. À la place fragile où, en réalité, sont tous les hommes.

Créé en 2016, dans l’adaptation et la mise en scène de Michel Bernard, ce spectacle a reçu de manière méritée le Prix de la critique du meilleur seul en scène. Une reprise judicieuse, donc.

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Musiq3 – 17 janvier 2017 – François Caudron – Critique – lien :

https://www.rtbf.be/auvio/detail_chronique-theatre?id=2176971

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La Conspiration des planches – Radio Campus – 18 janvier 2017 – Christian Jade – annonce
Écouter le podcast (à partir de 28 min 30)
https://www.mixcloud.com/conspirationdesplanches/la-conspiration-des-planches-du-18-janvier-2017/?play=fb&fb_action_ids=10154598320749442&fb_action_types=mixcloud%3Aupload

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Focus Vif – 20 janvier 2017 – Nurten Aka – critique

focusvif

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Entre les lignes – 23 janvier 2017 – Lucie Van de Walle – critique

Le cauchemar d’Althusser : lire l’article

Extrait :
Posé sur un tabouret dont il ne dévissera pas le temps du spectacle, le comédien Angelo Bison traque la folie qui s’insinue dans l’esprit de son personnage. Par quelques mouvements de la main ou du bras, il signifie pleinement le désarroi, l’inquiétude d’Althusser. A son tour, le public vissé à ses paroles, à son regard égaré, complètement fasciné par le jeu du comédien, ingurgite sans en laisser une goutte, ce témoignage de la virée au bord du précipice d’un grand esprit de son temps. Et même si le sujet d’une extrême gravité ne se prête pas aux adjectifs fleuris, il s’agit bel et bien pour Angelo Bison d’une performance fabuleuse.

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Vu par Pascale Navez, journaliste à la RTBF :

Il est rare d’être ému au théâtre, au point d’avoir les larmes aux yeux. C’est d’habitude au cinéma qu’on sort son mouchoir… Mais là, dans cette petite salle du théâtre Poème 2, j’ai été complètement emportée par le texte autobiographique bouleversant de Louis Althusser, philosophe majeur de son époque qui, le 16 novembre 1980, a étranglé sa femme Hélène.

Une prestation magnifique d’Angelo Bison qui incarne comme s’il les avait vécus au plus profond de son être les tourments de son personnage. Angelo Bison est un acteur hypnotique, expressif, touchant et inquiétant à la fois. On ne quitte plus son regard, on boit ses paroles et on retient son souffle. On comprend pourquoi ce seul en scène a été primé en 2016 et c’est une chance de pouvoir le revoir.

Déclaré irresponsable au moment des faits – Louis Althusser était régulièrement interné pour des crises maniacodépressives – il ne sera jamais jugé et survivra 10 ans à son geste. Son désespoir étant justement de ne pas avoir eu droit à un procès, d’avoir eu droit à la parole publiquement pour exprimer le cheminement l’ayant mené à cet acte violent. Au lieu de ça, il s’est retrouvé emmuré dans l’espace protégé de l’hôpital psychiatrique, ne pouvant calmer ses angoisses que grâce aux électrochocs.

En 1992, celui qui a enseigné à l’Ecole normale supérieur de Paris et eu dans sa classe Bernard-Henri Lévy, fait paraître un livre déchirant, « L’avenir dure longtemps », dans lequel il s’analyse en partant de son enfance, avec une clairvoyance rare. Pourquoi a-t-il agi de la sorte alors qu’Hélène était son « seul point fixe dans cette mer sans horizon » ? Cette Hélène qu’un ami lui avait présentée en la décrivant comme un peu folle mais extraordinaire par son intelligence politique. Une fille plus âgée, expérimentée, avec qui il découvre l’amour physique et sa puissance dévastatrice…

Un spectacle-confidences à vivre intensément au Théâtre Poème 2 jusqu’au 29 janvier. Et j’oublie de dire, bravo à Rudy Lamboray pour sa superbe photo…

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La Première, RTBF, Bande de curieux – 25 janvier 2017 – Nicole Debarre – critique et interview d’Angelo Bison

Écouter le podcast :
https://www.rtbf.be/auvio/detail_bande-de-curieux-histoire-des-usa-le-spectacle-d-angelo-bison-et-civic-techs?id=2179849

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La Libre Culture – 20 janvier 2016 – Marie Baudet – Annonce

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Émission « La Conspiration des planches » sur Radio Campus – 03 février 2016 – lien : http://public.radiocampus.be/160203_cdp.mp3

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Site de la RTBF – 04 février 2016 – Christian Jade – critique (cliquez pour lien direct)

« L’avenir dure longtemps » d’après Louis Althusser. Plongée dans le vertige de la folie meurtrière.

C’est l’adaptation d’une longue confession d’un philosophe marxiste, une des coqueluches parisiennes des années 70. Il a tué sa femme dans une crise de folie, en 1980. Aussitôt interné dans un asile, il bénéficie d’un « non-lieu » qui le prive d’un procès. Quand il sort, 2 ans plus tard, il regrette l’absence de procès qui lui aurait permis d’être responsable de sa vie, face à des jurés et de retrouver son identité. La longue confession, 350 pages résumées en 1 H 30 par les soins de Michel Bernard, metteur en scène n’a jamais été publiée de son vivant. Son intérêt dépasse l’anecdote historique et nous plonge dans un enfer existentiel : que se passe-t-il dans la tête d’un individu que son intelligence est supposée préserver des tentations du meurtre ? Aucun plaidoyer mais une plongée, sans complaisance, dans les gouffres d’un dépressif chronique. Pourquoi a-t-il tué Hélène, la femme qui l’avait sauvé d’une incapacité à nouer une relation physique avec les femmes ? Aucune réponse puisque de son acte il n’aperçoit que le résultat, la mort d’un être aimé sans en expliquer la cause immédiate. Mais les étapes de cette folie meurtrière sont décrites avec une précision clinique, de la mère abusive à la relation ambigüe à Hélène, mélange d’attraction et de répulsion, avec les cruautés répugnantes infligées à la victime et les séjours en hôpital psychiatrique, à une époque où on croyait guérir les dépressifs chroniques par électrochocs. Angelo Bison interprétant Althusser est au sommet de ses capacités scéniques. Il doit  » défendre  » un personnage peu sympathique, incarner un fou sans tomber dans la caricature ou l’emphase d’un plaidoyer de Cour d’assises. Le metteur en scène Michel Bernard a su le « cadrer » au plus juste de son expressivité : assis sur un petit tabouret, il se raconte sobrement laissant affleurer les grondements sourds de la folie. Son visage, intense, douloureux, inquiétant nous fait passer par toutes les couleurs de l’émotion.

On se souvient du splendide solo de Dirk Roofthooft  » Lettre à D  » en début d’année, racontant l’amour fou d’un couple fusionnel, André Gorz et sa femme, 58 ans de passion continue, s’achevant dans un suicide à deux. Un amour éblouissant, hors de portée du commun des mortels.  » L’Avenir dure longtemps « , c’est la face sombre, terrifiante de ce même amour quand il repose sur un déséquilibre, un malentendu, une folie qui le fait naviguer au bord du volcan.

Christian Jade – le 4 février 2016

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L’Avenir dure longtemps,
vu par Françoise Nice, journaliste à la RTBF

À Michel Bernard et Angelo Bison, au Théâtre Poème : merci pour ce spectacle poignant et réussi.

Merci de rendre une voix, et quelle voix, dans un jeu subtil et délicat, qui n’ajoute pas d’effets de pathos à ce texte bouleversant de Louis Althusser. Qui lira encore ses « Lire Le Capital » et « Pour Marx ? », assez hermétiques, faut le dire, pour qui n’avait pas une maîtrise en philo… et pataugeait ferme dans le matérialisme dialectique. Althusser, au mieux, on en a retenu le drame, ce moment de folie qui le fit étrangler son épouse Hélène un dimanche de novembre 1980. Dans « L’Avenir dure longtemps », c’est un homme nu, dévasté, qui tente de revenir à la vie. Jugé en état de démence au moment du meurtre, il n’a pas été jugé. Interné, et à l’époque, si l’on entend ce qu’il raconte de ses passages en hôpital psychiatrique, c’était encore l’artillerie lourde des psychotropes et électrochocs. Lacan n’était pas à Sainte-Anne, même si Althusser a fait des années de psychanalyse. Sur ce plateau dépouillé, avec cette grande verrière où passent des flocons, des branches qui s’agitent au gré d’une brise, le tempo des jours qui passent et repassent sur un profond désespoir. Sur un tabouret, Angelo Bison porte avec douceur et force l’effort de sincérité totale d’Althusser. Ce n’est pas une confession, puisqu’on ne sait pas s’il voulait ou non que ce texte fût publié. À qui le destinait-il ? C’est le défi du survivant Althusser pour (re)trouver sa vérité d’homme. D’homme qui a fait « ça ». Un long souffle de l’esprit, un texte magnifique, sans complaisance. C’est encore une fois, chez le prof de philo de Normale Sup apprécié par ses élèves, un credo de liberté de la pensée et de l’esprit. Ultime geste quasi héroïque, loin des postures d’autocritique à la mode et obligatoires chez les maoïstes et staliniens des années 70. En ces années, parler au nom d’un « je » valait excommunication, chez les philosophes, – ceux-là cherchaient la scientificité de l’œuvre de Marx -, comme chez les communistes qui traquaient le « subjectivisme petit-bourgeois » sous le froncement des sourcils de Brejnev et Marchais.

Dans cette tentative de parler à voix nue, Althusser n’avait finalement rien d’autre que son esprit et sa liberté de penser, Louis « lui » qui se disait aimant mais incapable d’aimer. Ce texte testamentaire retrouvé dans ses papiers après son décès en 1990 est un geste de reconquête. Une tentative de sortir de l’enfer d’une enfance impossible, du meurtre et du non-être. Pour survivre, et contrarier le refrain qui suivit son acte terrible dans le Landerneau français : « philosophie = folie », communisme = crime ». Un texte très fort admirablement servi par Michel Bernard et son équipe.
Françoise Nice, journaliste à la RTBF

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Les feux de la rampe – blog de Roger Simons – lien :
http://lesfeuxdelaramperogersimons.skynetblogs.be/archive/2016/02/06/l-avenir-dure-longtemps-louis-althusser-theatre-poeme-2-8565040.html

Le 05 mai 2015

Le poète belge William Cliff remporte le Goncourt de la poésie

William Cliff, né à Gembloux en 1940, fit à trente ans une entrée éclatante en poésie avec un recueil intitulé « Homo sum ». Ce titre, qui reprenait les paroles du Christ devant Ponce Pilate, était trop transparent pour ne pas provoquer une répulsion dans le monde littéraire belge encore…

L’article complet.

Le 11 septembre 2014

Le Soir, Portrait de William Cliff
par Catherine Makereel

William Cliff le poète de notre terroir. C’est l’un de nos plus grands auteurs. Le Poème 2 lui rend hommage avec du théâtre et des rencontres. (…)

à lire ici : PDF

t’Serclaes de Tilly

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sur le spectacle

Le 10 septembre 2014

La Libre Culture, le 10/09/2014
par Marie Baudet

Épopée visionnaire. William Cliff à l’affiche du Poème 2 avec quatre projets pendant deux mois. Le premier « t’Serclaes de Tilly » (…)

à lire ici : PDF

t’Serclaes de Tilly

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Le 24 février 2017

Joyo ne chante plus – revue de presse

Le Soir :  Critique de Catherine Makereel – 29 janvier 2014

 

(Avis de la rédaction : 4 étoiles)

« Attention, Joyo ne chante plus déploie une divagation biscornue, vagabonde, dont on ne suit pas tous les envols, mais elle trouve dans la bouche et le corps de Gwen Berrou une incarnation terrienne, rugueuse et drôle à la fois. Mise en scène par Pascal Crochet dans un nid sobre, d’une tristesse cuivrée, la comédienne paraît sans âge, tantôt rabougrie en une sèche et vieille mégère, tantôt ravivée, traversée, comme la sève, par le souvenir d’amours passées. Cernée par ses voisins, elle attend l’arrivée d’un huissier et rend hommage à son oiseau trépassé qui, plus qu’un compagnon, était devenu son amour, sa folie, son perchoir pour d’innombrables rêves et voyages.

Si elle divague comme une vieille chouette, son pépiement s’élève dans une langue incroyablement riche, colorée, palpable, qui « chamboularde » les mots, effile les expressions et les mitraille à vous en faire saigner la bouche. La langue de François Emmanuel est un pur joyau dont on n’aurait pas poli les arêtes, son dialecte roucoule avec une gourmandise charnelle, toutes plumes dehors. Dans la peau de cette femme qui se raccroche à la vie comme un oiseau se cogne aux barreaux, Gwen Berrou est simplement sidérante. »

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RTBF Culture : Critique de Christian Jade – 11 février 2014

4 étoiles

L’article complet

extraits :

« Le texte de François Emmanuel s’insinue en nous, en douceur, puis déborde, comme une rivière de sensations, d’exaltations, d’émotions, de dégoûts, entre rivière pure et poubelle sordide, débordante d’odeurs fétides et de plastiques nocifs. Cette histoire de Lia tire vers la fable apocalyptique sur notre monde actuel. Le texte dépasse le simple récit d’un couple en perdition ou d’une une femme sans défense livrée à la méchanceté des voisins, d’un juge, d’un huissier. Dépasse même le fil conducteur le plus visible : l’amour d’une femme pour son oiseau… en cage. François Emmanuel attaque le mal à sa racine, le langage, le chant, la musique.

(…)

Au total, un texte riche, musical, plein de néologismes jouissifs, qu’il faut accepter comme un fleuve « intranquille », irrationnel, drôle parfois dans son désespoir. Une mise en scène crépusculaire de Pascal Crochet, qui distribue intelligemment l’espace en quatre cases fluides, aidant à découper un texte multiforme. Enfin une performance étonnante de Gwen Berrou, qui par le corps, le visage, la voix, le chant nous fait partager la moindre émotion, aussi à l’aise dans la lenteur, le chuchotement que l’accélération rythmique ou le débordement. Du grand art !  »

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Marianne édition belge : Critique de Jean-Roger Pesis – semaine du 22 au 28 février 2014

 

« Un texte qui évoque les vibrations du cœur brisé d’une femme, Lia, qui viennent se blottir au creux d’un corps fêlé entre les cris, les pleurs et les mots d’amour, désormais vains et défaits. Un corps qui cherchait la grande beauté, et qui vient de perdre l’enchantement des choses à cause de la médiocrité de nos vies. Dans cett eombre ordinaire, Lia veut toucher la lumière, quelques minutes encore, en allant, fragile et rêveuse, à l’encontre des mots communs et médisants qui peuplent notre quotidien, si bien rangé… Dans ce cœur de femme, il y a la mémoire de l’air, celle de quelques notes prises au fil d’une voix cassée dans le brouhaha de nos vies administrées. Ce chant primitif, transcendé par le texte de François Emmanuel, et l’interprétation sublime et délicate de Gwen Berrou, vient nous faire entendre tous les battements du monde, le chant silencieux d’un monologue guidé par l’étrange beauté d’un rêve ou d’un souvenir, le troublant reflet d’un amour perdu. »

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L’Echo : Portrait de Fraçois Emmanuel par Sophie Creuz – 11 janvier 2014

« Cernée par les voisins, elle va exprimer dans une langue enfantine, brisée, poétique son amour perdu, sa folie, son permis de voyage… Dans sa parole on retrouve aussi des pans de la langue juridique et administrative qu’elle recrache comme elle peut dans l’attente des huissiers. » (François Emmanuel, cité par Sophie Creuz)

Lien vers l’article (édition abonnés)

Portrait FE par Sophie Creuz_L'Echo du 11 janvier 2014

Le 24 février 2017

La Lettre du jeune travailleur – Revue de presse

Annonce dans La Libre Culture – 5 octobre 2016

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La Première (RTBF) – Émission « Première de couverture » présentée par Eddy Caekelberghs – entretien avec Paul Van Mulder – 9 octobre 2016

Écouter l’émission

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Le Mad – Critique de Michèle Friche – 12 octobre 2016

3 étoiles

Lien vers l’article complet

Extrait :

« Une heure de cheminement poétique et philosophique (…)
Dans un rythme équilibré entre confidences, éclats et envolées plus lyriques, la pensée du poète prend chair et voix, dans ses affirmations, ses doutes, sans que l’attention ne se relâche. »

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Blog « Les feux de la rampe » – Critique de Roger Simons – 9 octobre

Lien vers l’article

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service général des Arts de la Scène,
de la Loterie Nationale et de la Commune de Saint-Gilles

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