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Les spectacles Du 22 au 25 février 2018

Blues des déracinés

DALVA

DALVA chante les libertés enchaînées d’une voix de louve, compose avec une guitare tranchée, un dobro, un banjo, se noie dans un saxophone qui gronde et s’emporte, rage d’un coup de batterie fond de temps et déglinguée.

Les mots, les rythmes, les mélodies offrent un voyage qui prend corps dans les peintures improvisées sur scène par l’artiste bruxellois PAROLE, qui tisse ses toiles sur le fil tendu entre calligraphies spontanées et déformation des symboles.

Entre chants anglophones et poésies scandées en français sur des matières sonores impressionnistes, ce spectacle s’enracine dans les cultures populaires de l’oralité, où improvisation, écoute et lâcher-prise sont les maîtres-mots.

DALVA s’évade en Mauritanie, s’oublie au Mali, danse les rythmes gnawas. Elle sillonne ces rails de chair qui lient les mangroves du Mississippi aux marécages de Bruxelles.

C’est une musique qui tangue entre blues racine et noise urbain, transe des déserts et rage d’outre-classe.

DALVA enchevêtre ses propres compositions avec des poèmes de Bob Kaufman, auteur afro-américain issu de la Beat Generation. Des extraits du Blues de la racaille de Jean-Claude Pirotte, écrivain et poète namurois, viennent ponctuer le spectacle, comme un jeu de questions-réponses transatlantique.

 

« mon nom je l’ai perdu donnez-moi donc

le nom que vous donnez générique et

banal au peuple déplacé qui va

de rue en rue de taudis en taudis »

Jean-Claude Pirotte

 

« Non, je ne suis pas le chuchotement des arbres africains,

téléphones feuillus du Congo.

Non, je ne suis pas Ventre de Plomb du blues,

échappé des prisons guitares.

Non, je ne suis pas quelque chose que je ne suis pas. »

Bob Kaufman

 

« How takin’ root in ground of solitude

How could we raise upon rage and bitter falls

Men never cease diggin’ their own graves. »

DALVA

 

Au fil du spectacle, on perd ses repères, on tangue, on croit savoir ou reconnaître, mais nos sens nous font défaut, les frontières se floutent.

Tous déracinés.

 

Blues des déracinés. L’errance, des corps, des notes et des mots.

 

Dans Dalva, Jim Harrison écrit : « Le fond du problème, c’est cette mythologie qui nous a permis de conquérir les populations autochtones, et puis de leur forger un destin d’humiliation, de honte et de défaites quotidiennes. »

 Partant de ce constat, le spectacle Blues des déracinés creuse la question du déracinement des peuples, qui découle notamment de l’uniformisation des cultures orchestrée par les marchands des sociétés dominantes modernes.

 

www.dalva.be

Sans titre-1

L'auteur

DALVA

Bob Kaufman

Il est né le 18 avril 1925 à la Nouvelle-Orléans, d’un père juif et d’une mère noire.

Issu d’une famille nombreuse et pauvre, Bob Kaufman s’engage très jeune dans la marine marchande. Rentré aux États-Unis, il entame des études à New York. Il rencontre en 1957 Allen Ginsberg et Jack Kerouac. Son œuvre subit les influences du jazz – hommage à Charles Mingus entre autres – et de la littérature française – Albert Camus.

Désabusé face à un monde capable d’atrocités à l’image d’Hiroshima, il sombre dans la violence et la drogue. En 1963, à la suite de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, il fait vœu de silence, qu’il ne rompra qu’en 1973.

Ses premiers poèmes sont rapidement publiés par New Directions en 1964 sous le titre de Solitudes Crowed With Loneliness, et Lawrence Ferlinghetti édité en 1966 chez City Lights Books Golden Sardine. Il fonde à San Francisco la revue mythique de la poésie Beatnick : Béatitude.

Il meurt à San Francisco le 12 janvier 1986.

 

Jean-Claude Pirotte

Né le 20 octobre 1939 de parents tous deux professeurs, il a passé son enfance en Wallonie. Après des études de lettres et de droit, il est avocat de 1964 à 1975, mais est exclu du barreau pour un délit qu’il nie avoir commis (aide à la tentative d’évasion d’un de ses clients). Condamné, il s’enfuit en France et y mène une vie plus ou moins vagabonde jusqu’à la péremption de la peine en 1981, qui lui permet de retourner à Namur. Il se consacre dès lors à la littérature et la poésie, et publie au fil des années une cinquantaine de livres, des articles, des poèmes et des préfaces. Peintre, il a aussi illustré plusieurs livres.

Il est à l’origine de la création du prix littéraire Cabardès et directeur de collection des Lettres du Cabardès aux éditions « Le Temps qu’il Fait ».

Jean-Claude Pirotte meurt le 24 mai 2014.

Plusieurs de ses œuvres ont été primées, comme Un été dans la combe (prix Victor-Rossel 1986) pour n’en citer qu’une. L’ensemble de son œuvre a été récompensé par le prix Goncourt de la Poésie en 2012.

 

 

***

 

Camille WEALE

Elle tisse des liens très tôt avec la scène, par le théâtre d’abord, formation qui lui permit de tourner professionnellement très jeune.

Adulte, elle s’intéresse aux techniques cinématographiques, pour finalement se concentrer sur l’art du décor scénique.

Elle débute en tant que chanteuse dans le groupe de folk Cham’s Orphans en 2012, interprétant des morceaux écrits et composés par Basile Rosenzweig.

En 2015, elle est à l’initiative d’un duo de blues expérimental, Dalva, produit de sa rencontre avec le guitariste, compositeur et arrangeur bruxellois, Marolito.

Le duo s’est d’abord concentré sur un travail de réarrangement de vieux textes de blues – B. Smith, M. Wallace, R. Johnson, et d’autres.

Aujourd’hui, Camille signe les paroles de Dalva d’une écriture ou poésie et eschatologie s’ancrent dans des réalités brutes. www.dalva.be

 

 

MAROLITO

Autodidacte gaucher, il développe un style personnel et un rapport instinctif à la guitare.

Son respect pour les cultures issues de l’oralité l’amène à s’initier à la guitare flamenca à Grenade. Amoureux du « drive » et du « bottleneck, » il pratique également le dobro la guitare électrique et le banjo. Il se consacre à des expériences de musique « noise, » pétries de matières sonores plus impressionnistes.

Avec Dalva, il élargit son espace sonore par les chants des déserts touaregs, les rythmes des esclaves gnawas et le blues malien.

Sensible à l’écriture, il met son imagination au service du texte au travers d’harmonies, de résonances et de textures qui donnent une puissance à la poésie.

Il a notamment entièrement composé et arrangé l’album de Récital Boxon « Elle frappe la terre rouge ». www.marolito.com

 

Jeremie PIAZZA

Jeremie grandit au Havre avec la musique rock de son oncle Little Bob, puis à Rouen où il devient un membre actif du collectif d’artistes Les Vibrants Défricheurs.

Il fonde avec quatre amis issus de ce collectif le groupe de jazz Papanosh, qui s’illustre par des tournées dans le monde entier et des collaborations avec des musiciens tels que Roy Nathanson ou Marc Ribot.

Il joue également régulièrement avec Fred Pallem et Le Sacre du Tympan, ainsi qu’avec Little Bob & the Blues Bastards.

 

François Lourtie

François est avant tout saxophoniste – basse, ténor, alto, soprano – puis compositeur (album de Tali Toké – Label Homerecords 2011).

Il se met avec passion au service de toutes les musiques dans des groupes tels que The Wrong Object, Dalva, Sysmo, pour les plus récents.

Bassiste dans l’âme, il apprivoise la basse électrique depuis quelques années, mais également et surtout le chant, notamment l’harmonie rapprochée américaine du début du 20ème siècle avec O!Boy. talitoke.com / o-boy.be

 

 

Parole

Autodidacte issu du graffiti, Parole refuse l’enfermement dans la posture d’expert ou de spécialiste. Son travail est polyforme, au carrefour des cultures, de savoir-faire et d’outils différents. Il conçoit son travail comme une histoire collective, avec ses rencontres, ses collaborations, ses partages et ses résistances.

Parole réfléchit sur la déformation des signifiants. Il s’agit de développer des écritures spontanées, d’inventer, autant dans le geste que textuellement, de tordre, de déformer, de pétrir les lettres jusqu’à les rendre illisibles, résistantes à leurs statuts de code. Ces translittérations successives les rendent à leurs étrangetés originelles. Leurs obscurités ne signifient pas qu’elles sont vides de sens, bien au contraire, elles libèrent un espace d’interpellation et d’interprétation.

Son travail peut aussi se déchiffrer comme une sorte de musique visuelle avec son rythme propre, ses symétries et ses silences. www.parole.name

 

La distribution

Blues des déracinés

Musique : DALVA – Camille Weale (auteure, interprète chant), Marolito (guitare, composition, arrangement), Jeremie Piazza (batterie), François Lourtie (saxophone)

Sur des textes de Bob Kaufman, Jean-Claude Pirotte et compositions de DALVA

Peinture improvisée : Parole

Lumière et régie : Poème 2

Une production de DALVA

Revues de presses

Blues des déracinés

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 22 février 2018 à 20h
  • Vendredi 23 février 2018 à 20h
  • Samedi 24 février 2018 à 20h
  • Dimanche 25 février 2018 à 16h

Photo : Rudy Lamboray
Les spectacles Du 8 au 18 mars 2018

L’Avenir dure longtemps

Louis Althusser

Meilleur Seul en Scène aux Prix de la Critique 2016

Au Théâtre des Doms pour le off du festival d’Avignon 2017

 

Ce qui aurait pu être un fait divers au temps court se révèle une tragédie contemporaine…

Le 16 novembre 1980, Louis Althusser, célèbre philosophe marxiste, communiste convaincu, professeur à l’École normale supérieure de Paris, étrangle sa femme, Hélène.

 

Louis Althusser est reconnu « non responsable » de son acte, selon l’article 64 qui permet aux criminels atteint de démence de « profiter » de soins psychiatriques, plutôt que de suivre le circuit judiciaire et pénitentiaire habituel.

En 1985, Louis Althusser écrit une autobiographie qui sera publiée après sa mort. Son besoin est vital : écrire cet avenir-là, c’est avant tout tenter de redevenir responsable de sa vie. Retrouver une identité. Être à nouveau un sujet devant le tribunal de ses lecteurs.

Pourtant l’interrogation reste totale : pourquoi a-t-il tué Hélène ?

althusser

L'auteur

Louis Althusser

Né en 1918 en Algérie française, mort en 1990.
Philosophe, professeur à l’École normale supérieure, il est membre du Parti communiste et participe au renouvellement de la pensée marxiste.
Il coécrit Lire le Capital (1965) avec Étienne Balibar, Roger Establet, Pierre Macherey et Jacques Rancière et Pour Marx (1965) où il revient sur les bases théoriques de Marx, contre les développements ultérieurs et l’utilisation politique de l’œuvre (donc contre le stalinisme et l’« humanisme »).
Il est une des figures intellectuelles les plus influentes de la seconde moitié du XXème siècle.

« Vous vous battez dans la lutte des classes ouvrière et populaire ? Rappelez-vous : la lutte des classes a besoin de la philosophie, “lutte de classe dans la théorie”. Vous voulez être philosophe ? Rappelez-vous : un philosophe, c’est un homme qui se bat dans la théorie, et quand il comprend les raisons de ce combat nécessaire, il rejoint les rangs de la lutte de classes ouvrière et populaire. »

La distribution

L’Avenir dure longtemps

D’après L’Avenir dure longtemps de Louis Althusser

Adaptation & mise en scène : Michel Bernard

Avec Angelo Bison

Scénographie : Thomas Delord

Création Lumière & Vidéo : Marie Kasemierczak

Musique : El Noko (The Social Sanity)

Une coproduction Unités / nomade et le théâtre Poème 2

Texte original édité chez Stock & IMEC

Revues de presses

L’Avenir dure longtemps

La presse en a parlé ! Quelques bribes

Christian Jade, RTBF (04/02/2016)

Angelo Bison interprétant Althusser est au sommet de ses capacités scéniques. Son visage, intense, douloureux, inquiétant nous fait passer par toutes les couleurs de l’émotion.

 

Guy Duplat, La Libre Culture (13/01/2017)

Une performance qu’on ne quitte pas des yeux et où, comme Althusser, il semble se situer toujours à la frontière entre folie et hyper-conscience.

 

Catherine Makereel, Le Soir / (17/01/2017)

Suivre l’époustouflant Angelo Bison dans ce parcours, c’est plonger dans la nuit noire, dans les ténèbres de l’âme humaine. C’est retenir son souffle et rester intensément au bord tandis que son personnage saute par-dessus le précipice, au cœur de sa propre folie.

 

Nurten Aka , Focus Vif / (20 janvier 2017)

Du grand art !

 

Lucie Van de Walle, Entre les lignes (23/01/2017)

Il s’agit bel et bien pour Angelo Bison d’une performance fabuleuse.

 

Un succès aussi à Avignon !

 

Danièle Carraz / laprovence.com / 07/07/2017

On n’oubliera plus cet interprète bouleversant ni l’abîme Althusser.

 

L’Écho du mardi – 11 juillet 2017

Michel Bernard nous invite à pénétrer l’univers mental d’un assassin mais surtout nous accompagne aux frontières de la psychose, de la folie.

 

Claude Kraif / http://revuespectacle.com.free.fr – 14 juillet 2017

Ce spectacle est bouleversant de vérité, de franchise. Le comédien incarne la passion d’un homme seul à jamais.

 

Géneviève Brissot / latheatrothèque.com

Une performance à la frontière de la folie. Il faut aller l’applaudir.

 

Mariane de Douhet / IO

La voix d’Angelo Bison se module en fonction des interrogations qui assaillent l’auteur. On se surprend à le défausser de son geste. C’est glaçant.

 

Éric Demey / La Terrasse

Le témoignage brut, nu, d’un grand esprit penché au-dessus du vide.

 

Walter Géhin / Plusdeoff

Un thriller psychiatrique de haute volée.

 

Yann Albert / La Petite revue

Un spectacle poignant.

 

Mathieu Limongi / France bleu

Une introspection bouleversante sublimée par un jeu d’acteur et un charisme remarquable.

 

Les théâtres de Stéphane Gilbart

Une heure intense. Une émotion si profonde.

 

Alisonne Sinard / France culture

Une traversée aussi terrifiante que fascinante.

 

Charles Guiral / lenouveaucenacle.fr

On est fasciné par ce regard perçant qui nous fixe et nous transperce de part en part.

 

Véronique Hotte / théâtre du blog

Comment peut-on échapper à soi-même, un spectacle magnifique, presque envoûtant…

 

Henri Guette / Theatrorama

Le trouble du spectacle est justement dans ce face à face, dans cette confrontation avec l’homme et ses ambiguïtés.

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 8 mars 2018 à 20h
  • Vendredi 9 mars 2018 à 20h
  • Samedi 10 mars 2018 à 20h
  • Dimanche 11 mars 2018 à 16h
  • Jeudi 15 mars 2018 à 20h
  • Vendredi 16 mars 2018 à 20h
  • Samedi 17 mars 2018 à 20h
  • Dimanche 18 mars 2018 à 16h

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service général des Arts de la Scène,
de la Loterie Nationale et de la Commune de Saint-Gilles

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