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Les spectacles Du 2 au 26 mars 2017

L’Abdication

William Cliff

« Ne pas abdiquer

Dire en public L’Abdication de William Cliff est un acte poétique. Comme tout acte poétique, il prend ses assises dans la colère.

Dire en public L’Abdication de William Cliff est un acte politique.

Ah ! je suis révolté quand j’entends ce qu’on dit
à la radio ou que je vois ce qui s’écrit
dans les journaux ô rage ! ce temps me dégoûte
la dictature ne pourra sur nos personnes
exercer un pouvoir absolu car le cœur
refusera toujours même dans le malheur
qu’on veuille lui imposer ce qu’il doit penser

Il s’agit d’une page d’Histoire de Belgique, ce pays troublé. La seconde guerre mondiale voit le soupçon de collaboration plonger tout droit sur la tête du roi lui-même.

William Cliff met ce trouble en poème, en vers qu’on aimerait appeler alexandrins. Hybrides, ces vers de douze pieds sautent allègrement au-dessus de toute règle classique pour former un langage éminemment contemporain. Ruptures, rythmes cassés, diérèse ou pas, la lecture s’en avère redoutable. C’est ce heurt qui fait l’objet de notre démarche.
À contrario, la suavité des mots raconte une autre histoire, celle de deux hommes qui se sont aimés.
Un chant d’amour pour un pays éploré, une main tendue vers une réconciliation possible. L’histoire rattraperait-elle l’Histoire ? Le chagrin, immense, servira-t-il à construire la nouvelle Histoire rêvée ? »

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L'auteur

William Cliff

1

J’étais un enfant renfermé. Je ne comprenais pas pourquoi la vie, la vie humaine et animale (dans cette atmosphère de guerre des années 1940), m’était imposée. J’étais horrifié et ne voyais aucune façon d’échapper à cette horreur. Il fallait aller à l’école et craindre d’être puni, d’attraper des coups. Pour une raison que je n’ai jamais comprise, le frère Maximin me prit en grippe. Je devais rester debout dans le fond de la classe et recopier des leçons de catéchisme. Alors ma mère alla trouver le frère directeur qui appela le frère Maximin, lequel avoua le mauvais traitement qu’il m’imposait. Je quittai Gembloux et fus envoyé au Petit Séminaire de Basse-Wavre, en internat. Alors ma vie devint plus “facile”, parce que je n’étais “plus personne”, je me confondais dans la masse, sauf que je traînais beaucoup, je n’arrivais pas à faire mes devoirs et étudier mes leçons. Enfin, mes résultats devinrent si mauvais qu’on m’envoya au Collège de la Hulle à Profondeville (vallée de la Meuse), étrange établissement dirigé par un original (Louis Empain) qui voulait du bien à la jeunesse.

 

2

J’avais atteint la puberté, je sortais de l’enfance avec orgueil, j’émergeais d’un tunnel sombre où tout n’était que terreur.

Au Collège de la Hulle, on suivait le programme des athénées, c’est-à-dire que le latin passait au second plan et le français, au premier. Ainsi, j’appris l’existence de la “Littérature Française” et la suivais avec intérêt (et sans difficulté de compréhension puisque ces “gens”, les auteurs, avaient la bonne idée d’écrire dans une langue qui était la mienne depuis que j’avais incompréhensiblement balbutié mes premiers mots). Et là, je vis apparaître avec insistance le pronom personnel “je”. J’eus donc la révélation de ces êtres affublés de ce pronom et qui osaient en parler crânement, je découvrais le secret de leur existence, ils se révélaient à moi, et je me reconnaissais en eux. Alors j’entrepris de faire comme eux et de raconter les vicissitudes de ma vie personnelle. Entretemps, j’avais terminé mes humanités, mes “grandes vacances” étaient également terminées, et les vraies “vicissitudes” pointaient à l’horizon.

 

En effet, désormais, il ne s’agissait plus d’ouvrir le bec comme un petit oiseau mais bien de gagner sa vie et pouvoir nourrir sa femme et ses enfants, d’avoir un diplôme et trouver une place. Or je ne voulais faire que de la littérature. Mon père permit que j’entre aux Facultés de Namur, en Philologie Romane où je perdis pied sous l’avalanche des “matières”. Mais je n’osai pas l’avouer à mon père tellement cet homme me terrorisait. Au lieu d’aller au cours, j’errais dans les rues de la ville, je montais à la Citadelle, j’allais voir les bateaux qui entraient dans les écluses, ou bien je disparaissais dans un cinéma pour oublier, ou plutôt essayer d’oublier, l’horrible mensonge dans lequel je m’enfonçais. Mon bel orgueil gisait par terre. J’étais profondément malheureux.

 

3

Je ne vais pas à nouveau raconter ces péripéties puisque je l’ai déjà fait dans un poème composé de cent sonnets intitulé précisément Autobiographie (Paris, La Table Ronde, collection de poche “petite vermillon” laquelle fut portée au théâtre (Le Rideau de Bruxelles) dans une mise en scène de Frédéric Dussenne. Je désirais depuis longtemps raconter les difficultés de mon existence jusqu’à l’âge de trente ans quand j’obtins enfin mon diplôme et me mis à travailler par suite de hasards heureux qui me permirent de gagner de l’argent et de vivre un peu comme je le désirais. J’avais trouvé un petit logement bon marché dans le centre de Bruxelles où j’appris la grande ville (sinon la “grande vie”) et les angoisses de la déréliction, mais aussi les déportements délicieux de ce qu’on appelle l’amour.

 

4

C’est aussi à l’âge de trente ans que je composai mon premier recueil de poèmes qui fut (en partie) publié par Raymond Queneau aux éditions Gallimard : Homo Sum (1973). Sous l’influence du poète catalan Gabriel Ferrater, je m’étais mis à écrire de la poésie “réaliste”, c’est-à-dire une poésie faite avec des mots de tout le monde et qui raconte la vie ordinaire des gens comme vous et moi. Ce premier recueil fut suivi de deux autres de la même veine Écrasez-le (Gallimard 1976) et Marcher au Charbon (id. 1978). Ensuite, je commençai à voyager pour satisfaire une envie très ancienne, pour découvrir le monde et peut-être un bonheur qui ne me semblait pas se trouver dans mon pays. (cfr America et En Orient repris en poche chez Gallimard.) Or toujours un pessimisme noir imprégnait ma mentalité : influence de Gabriel Ferrater, lui-même influencé par Thomas Hardy, Robert Frost, Bertolt Brecht, Cesare Pavese…

 

5

Alors je me réveillai de mon “sommeil dogmatique”. Des amis rencontrés, remplis de bonne humeur et de joie de vivre, me secouèrent l’échine, et aussi J.-L. Borgès faisant dire à Walt Whitman : « J’ai chanté la vie et sa splendeur », et aussi Raymond Hull s’écriant : « Merci, Mon Dieu, de m’avoir fait en être, car il vaut mieux être en être que de ne pas en être. »

J’envisageai alors que le poète pouvait être autre chose que quelqu’un parlant presque uniquement de son “moi”. Et n’étaient-ce pas ce qu’avaient accompli les grands poètes grecs Eschyle, Sophocle, Euripide ? et tant d’autres comme Lope de Vega, Calderon de la Barca, Shakespeare, Marlowe, Corneille, Racine, Molière, Goethe, Schiller… Ces gens-là avaient composé un théâtre national où le peuple se reconnaissait et, dans cet événement collectif, communiait aux accents d’une langue splendide à un sentiment profond. Et cela n’était-il pas une sorte d’acte religieux ?

                                    Un “auto sacramental” ?

Ainsi, ayant dépassé l’âge de cinquante ans et très étonné d’être toujours “en être”, je me suis mis à rêver que je devais faire comme ces grands poètes. J’écrivis en alexandrins le drame national du roi Léopold III, et ce fut : L’Abdication. Ensuite, l’histoire fameuse de ces deux “belges” que furent Verlaine et Rimbaud : Les Damnés. Un jour, je vis à la télévision allemande Wallenstein de Schiller. Il y avait là un personnage qui retenait mon attention : Tilly, nom d’un village non loin de Gembloux et qui avait été acquis par la famille t’Serclaes au 16ème siècle. Grâce à la bibliothèque de La Louvière, je pris connaissance d’une biographie très détaillée du personnage et résolus d’écrire un drame à son sujet. Je fis même une randonnée à pied pour aller découvrir ce village et son église. Or m’étant perdu dans les champs, heureusement je rencontrai un homme à qui je demandai mon chemin. Alors, pointant son doigt vers l’horizon : « Tu vois ces poteaux électriques, là, me dit-il, et bien, tu suis ces poteaux, et tu y arrives ! » Mais arrivai-je par mon écriture à la hauteur de mon sujet ?

 

6

J’avais été intrigué par un confrère de mon père, un de ses collaborateurs, un Flamand, qui fumait tout le temps et arborait un air très déprimé. Cet homme me fascinait avec sa moue de j’en foutre. Un jour, je lui demandai ce qu’il pensait de la poésie. « C’est très beau la poésie, me répondit-il, tu lis un poème, et encore un poème, et encore un poème… il n’y a pas de continuité. » Le coup portait juste et me fit réfléchir. Ainsi me mis-je à concevoir le projet d’un poème long, et ce fut cette Autobiographie que j’eus beaucoup de peine à porter jusqu’à son terme mais qui s’est avérée une grande réussite parce qu’elle est imprégnée d’un bout à l’autre de vérité vécue. Ainsi j’ai conçu mes “tragédies” comme de longs poèmes que je m’efforçai de porter jusqu’à leur terme et dans lesquelles j’essayais toujours d’exprimer notre vérité vécue sous notre ciel si souvent pluvieux.

La dernière de ces tragédies met en scène Delphine Boël, la fille adultérine d’Albert II, roi des Belges qui abdiqua récemment. Je l’ai donnée à lire à Frédéric Dussenne mais il ne m’en a donné que de très évasives nouvelles.

Ainsi, nous allons, nous allons, tâtant le chemin du bout du pied, nous tombons, nous nous relevons tant bien que mal, et puis nous nous reprenons à marcher d’un pied plus ferme, jusqu’à nous perdre à nouveau dans des “champs d’épandage” (R. Queneau) desquels nous ressortons pour repartir et tâter d’un autre chemin.

La distribution

L’Abdication

De William Cliff
Mise en scène : Benoît Blampain
Avec Julien Coene et Dominique Rongvaux
et la participation de William Cliff ou Benoît Blampain ou Dolorès Oscari
Assistanat à la mise en scène : Stefan Ghisbain
Scénographie et costumes : Roberto Baìza
Musique : Julien Coene
Lumière : Julien Soumillon
Régie : Lily Danhaive

Une coproduction du Poème 2 avec Le Mesureur, cie de Théâtre, Hypothésarts et La Marlagne

Revues de presses

L’Abdication

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 2 mars 2017 à 20h
  • Vendredi 3 mars 2017 à 20h
  • Samedi 4 mars 2017 à 20h
  • Dimanche 5 mars 2017 à 16h
  • Jeudi 9 mars 2017 à 20h
  • Vendredi 10 mars 2017 à 20h
  • Samedi 11 mars 2017 à 20h
  • Dimanche 12 mars 2017 à 16h
  • Jeudi 16 mars 2017 à 20h
  • Vendredi 17 mars 2017 à 20h
  • Samedi 18 mars 2017 à 20h
  • Dimanche 19 mars 2017 à 16h
  • Jeudi 23 mars 2017 à 20h
  • Vendredi 24 mars 2017 à 20h
  • Samedi 25 mars 2017 à 20h
  • Dimanche 26 mars 2017 à 16h

Les spectacles Du 6 au 9 avril 2017

Bien ! Bien ! Bien !

« Bien ! Bien ! Bien ! est une plongée virulente dans nos folies ordinaires.
Un travail avec des matériaux bruts et brutaux : un texte fraîchement malsain issu de l’improvisation d’acteurs chaudement désaxés…
Autour de la table de la cuisine, le père, la mère, la fille et le chien Chipsy. Ils sont votre famille, vos amis, vos voisins ou bien souvent vous-même. Et vous êtes bien honteux de vous retrouver en eux.
Leur obstination à vouloir maintenir le couvercle de la cocotte-minute en souriant est le présage de sérieuses déconvenues… Et pourtant l’explosion salvatrice est certainement le drame le plus désiré. En viendrait-on à jouir du chaos ? »

Julie Sommervogel

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La distribution

Bien ! Bien ! Bien !

Création collective à partir du texte de Julie Sommervogel
Mise en scène d’Arthur Oudar
Avec Adrien Desbons, Jessica Fanhan et Julie Sommervogel
– Promotion Insas 2011 –

Revues de presses

Bien ! Bien ! Bien !

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 6 avril à 20h
  • Vendredi 7 avril à 20h
  • Samedi 8 avril à 20h
  • Dimanche 9 avril à 16h

Les spectacles Du 11 au 21 mai 2017

Les Consolantes

FRANÇOIS EMMANUEL

Les Consolantes met en scène trois femmes dans un lieu clos qui pourrait être une chambre d’asile psychiatrique, Mo, Nin et Percie. Elles sont chacune habitées par une langue personnelle, une manière d’être au monde. Au cours d’une nuit scandée huit fois par le passage du veilleur (que l’on ne verra jamais) elle vont réagir à la présence dans leur chambre d’une quatrième femme, nouvellement arrivée. Cette compagne endormie, qu’elles vont appeler Madame, personnifie le monde extérieur, elle est dépositaire d’un secret qui excite leur curiosité. À la faveur de jeux d’approches et d’identifications, elles vont finir par découvrir ce terrible secret et chacune à leur façon le prendre sur elles.

Les Consolantes est une pièce sur la sororité des réprouvées, des exclues, des folles et plus largement sur le lien qui unit entre elles toutes les femmes, au-delà des singularités de langage, de comportement, et même grâce à cette note fêlée, bizarre, fragile, qui laisse à nu leur humanité.

 

© Jean-Luc Bertini

L'auteur

FRANÇOIS EMMANUEL

François Emmanuel entre en écriture par le théâtre et l’adaptation théâtrale (Illustrations, d’après Michel Butor, 1980, La Leçon d’anatomie, 1986). En 1979-80 il fait un séjour de plusieurs mois au Teatr laboratorium en Pologne chez Jerzy Grotowski, séjour qui sera déterminant pour son travail d’écriture.

À partir de là il en vient progressivement à l’écriture romanesque. S’ensuivent depuis 1986 une vingtaine de romans, parmi lesquels La Passion Savinsen qui a obtenu le Prix Rossel (1998),  Regarde la vague, le prix triennal du roman (2010),  La Question humaine  (2000) qui traduite dans une quinzaine de langues a fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Il reçoit en 2010 le grand prix de la SGDL à Paris pour l’ensemble de son œuvre.

Il renoue avec l’écriture théâtrale grâce à Partie de chasse (Actes-Sud Papiers 2007). En 2014, deux de ses seuls-en scène sont publiés chez Actes-Sud Papiers et montés en alternance au Poème 2, dont Joyo ne chante plus (avec Gwenn Berrou, mis en scène par Pascal Crochet) qui obtient le prix de la critique 2014 dans la catégorie seul-en-scène. François Emmanuel poursuit à ce jour un travail sur la voix, le corps, le rite, avec Ewa Benesz, issue elle aussi du Teatr laboratorium.

Son théâtre est habité avant tout par la question de la langue.

Portrait : © Jean-Luc Bertini

La distribution

Les Consolantes

Texte et mise en scène : François Emmanuel
Avec Isabelle Wéry, Gwen Berrou, Léone François et Fabienne Crommelynck
Assistance mise en scène : Fabienne Crommelynck
Création sonore : Marc Doutrepont
Aide à la création du décor : Poème 2
Aide aux costumes : Marie Desbarax
Aide au mouvement et à la chorégraphie : Pascal Crochet
Régie lumière : Poème 2
Une production du Poème 2

ISABELLE WERY
Actrice et metteure en scène, formée à l'INSAS. Elle travaille en Belgique et à l'étranger, notamment avec La Compagnie Point Zéro (L'Ècole des ventriloques…). Elle écrit pour la scène (La Mort du cochon, Mademoiselle Ari nue, Le Bazar des organes…). Elle chante avec Juan d'Oultremont, Vitor Hublot, Jacques Duvall… Son second roman Marilyn désossée a été finaliste du Prix Victor Rossel et a reçu l'European Union Prize for Literature en 2013. Il est traduit dans plusieurs langues.

LÉONE FRANÇOIS
Après l’obtention d’un master en interprétation dramatique à l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la-Neuve, Léone François étend aujourd’hui son champ d’action dans la mise en scène d’un spectacle aux croisements de différentes disciplines (arts plastiques, performance, vidéo, théâtre). Anciennement assistante de la compagnie La Fabrique Imaginaire, aux côtés d’ Ève Bonfanti et d’Yves Hundstad, elle élargit son activité de comédienne du théâtre à la performance, au cinéma, tout en passant par la télévision. Dans ses travaux d’écriture et de mise en scène, elle interroge la plasticité du texte de théâtre, s’intéresse à la langue et aux espaces qui se trament en fond, en investissant les notions du « je » et du « jeu ».

GWEN BERROU
Prix du théâtre du meilleur seul en scène 2014 pour Joyo ne chante plus, meilleur espoir féminin et meilleure découverte avec la compagnie Petite âme pour La Trilogie de Belgrade en 2005, elle a suivi une formation classique au Conservatoire royal de Bruxelles, et au Conservatoire de Nantes. Depuis, elle a étudié des disciplines comme le Théâtre Indien, le Kiryuho japonais, le Reiki et pratique la méditation tibétaine.
Comme comédienne pour le théâtre où elle joue, danse ou écrit, vous pouvez l’avoir vue dans Tokyo Subjective, Petite âme, Weltanshauung, Fall into the show, Yvonne, princesse de Bourgogne. Au cinéma, elle tourne avec Bouli Lanners, François Pirot et Yolande Moreau (Les Géants, Mobile Home, Henri). Elle chante un répertoire rock-folk de composition originale avec le groupe Blue Madrigal.
Gwen Berrou est avec Vincent Lécuyer et Cloé Xhauflaire, cofondatrice de la Cie Petite âme.

FABIENNE CROMMELYNCK
Après des études au Conservatoire royal de Bruxelles, elle débute au Rideau de Bruxelles sous la direction de Claude Étienne, André Debaar, Henri Rudder.
Ensuite, au théâtre de l’Esprit Frappeur, elle joue notamment dans Les Miroirs d’Ostende de Paul Willems, sous la direction d’Henri Ronse.
Elle est membre fondatrice de « L’Ymagier singulier » : y joue notamment Le Moine sous la direction de Thierry Salmon.
Elle a également à son actif plusieurs lectures à la RTBF-radio : Savitzkaya, Tirtiaux, sous la direction de Thierry Genicot. Divers rôles dans des téléfilms sous la direction, notamment, de Jean-Louis Colmant.
De 1979 à 2009, elle travaille au Théâtre-Poème où elle participe à la création de plus de 160 spectacles sous la direction de Jean Gilibert, Gilbert Bourson, Thomas de Mallet Burgess, Stéphane Shank, Monique Lenoble, Sue Blackwell, Daniel Simon, Monique Dorsel. Elle participe également à des festivals théâtraux en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en France et en Italie.
Depuis 2009, elle travaille sous la direction de Dolorès Oscari au sein du Poème 2.

Revues de presses

Les Consolantes

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 11 mai 2017 à 20h
  • Vendredi 12 mai 2017 à 20h
  • Samedi 13 mai 2017 à 20h
  • Dimanche 14 mai 2017 à 16h
  • Jeudi 18 mai 2017 à 20h
  • Vendredi 19 mai 2017 à 20h
  • Samedi 20 mai 2017 à 20h
  • Dimanche 21 mai 2017 à 16h



Les spectacles Du 1er au 18 juin 2017

Moïng-Nika, une intrigue singulière

Roger Angeli

Un opéra-rt brut avec le Créahm-Bruxelles !

Sur les routes désertes de l’amour, Roger Angeli trace son chemin, parfois ange, parfois démon lubrique ; il célèbre la beauté de Magali, sa muse, son rêve de toujours, l’éternel amour impossible, celui qui fait couler tant d’encre et pousser tant de cris.
Ce n’est pas parce que la prose de Roger célèbre l’amour de sa vie, qu’il se prive de toutes les dames passant dans son champ de vision, celles qui illuminent son imaginaire luxuriant : Sophie, Carmen, Ish-Khay-Nay, Loubna, Anne, Annick, Moïng-Nika et tant d’autres…
Roger s’élève au-dessus de nous, pauvres mortels, pour nous guider vers Neptune, Krypton et Vénus, là où les femmes sont lascives, ont les pieds en forme de cœur et mesurent un mètre cinquante.

Plusieurs thèmes se dégagent de ses manuscrits : l’amour, le sexe, les voyages, la science-fiction…

Autour de ces axes majeurs, les vocalistes font sonner et résonner la langue de Roger Angeli, sans trahir son univers humoristique et iconoclaste.

L'auteur

Roger Angeli

ROGER ANGELI
Né en juillet 1958, Roger Angeli intègre les ateliers arts plastiques du Créahm-Bruxelles en 2005.
Personnage hors normes, Roger est un génie, d’un temps passé ou futur ; on ne sait pas très bien. Intellectuel créateur de toutes les choses de notre monde et parlant toutes les langues de celui-ci, Roger est également un sacré artiste. Son travail est celui des paradoxes : souple mais nerveux, figé mais mouvant. Quel que soit le modèle de base, Roger en fera une de ses créatures complexes et indiscutablement attachantes. Roger a son style, il le dit lui-même : « C’est tout à fait moi ça, pas vrai ? On reconnaît bien mon style ». Ce fameux style est indéniable ; des yeux aux iris multiples, des bouches pulpeuses, et des nez à la perspective aplatie, Roger avouant « toujours avoir du mal avec le nez ». À côté de portraits inspirés, Roger accumule également énormément de documents. Numéros de téléphones, numéros de comptes, adresses, numéros de fax se retrouvent mêlés sur des feuilles qu’on a arrêté de compter. Son écriture penchée met par écrit toutes les possessions fantasmées de sa vie. Cet attrait pour l’écriture se retrouve dans ses portraits, qu’il accompagne parfois de textes à la fois explicatifs et poétiques, mêlant réalité et la plus incroyable des fictions. (MADmusée)

Expositions et publications :
– Du 11 janvier 2008 au 2 mars 2008 : Participation à l’exposition « Un certain regard », 25 années d’Arts Plastiques au Créahm-Bruxelles (Botanique-Bruxelles)
– 2008 : Édition du livret « Ca va toi ? » par le Créahm-Bruxelles. Textes de Roger Angeli et dessins de Daniel Sterckx
– Mai 2010 : « Je les dévore en pensée », Exposition personnelle de dessins et textes au MADmusée, Liège
– Entrée de L’Autobiographie imaginaire dans la collection du MADmusée (Art Outsider)
– Du 17 janvier 2014 au 18 avril 2014 : « Brewed in Chicago », participation de Roger Angeli à l’exposition de la collection du MADmusée à Intuit – Chicago
– Mai 2013 : Présentation d’une édition limitée de 30 exemplaires du fac-similé d’un carnet de Roger Angeli (Collection MADmusée), réalisé par Denis Verkeyn

Les dessins, peintures et textes de Roger Angeli se trouvent actuellement dans plusieurs collections privées d’art outsider mais également au MADmusée (Liège), au musée Art & Marges (Bruxelles) et prochainement au musée du Dr. Ghislain (Gand).

La distribution

Moïng-Nika, une intrigue singulière

De Roger Angeli, artiste du Créahm-Bruxelles
Mise en scène et sur scène : Bénédicte Davin et Jean Fürst
Musique : les musiciens du Créahm-Bruxelles – BC Bceps – Laurane Fetelian (chant), Donacien Tomandini (clavier), Lionel Van Marcenille (batterie), Lionel Leblanc (basse), Zakaria Benkadour & Jean-François Delhaye (percussions), Willy Gouders (chef d'orchestre)
Lumière et régie : l’équipe du Poème 2
Une coproduction du Poème 2 et du Créahm-Bruxelles

Revues de presses

Moïng-Nika, une intrigue singulière

PHOTOS

Détails des dates
  • Le jeudi 1er juin 2017 à 20h
  • Le vendredi 2 juin 2017 à 20h
  • Le samedi 3 juin 2017 à 20h
  • Le dimanche 4 juin 2017 à 16h
  • Le jeudi 8 juin 2017 à 20h
  • Le vendredi 9 juin 2017 à 20h
  • Le samedi 10 juin 2017 à 20h
  • Le dimanche 11 juin 2017 à 16h
  • Le jeudi 15 juin 2017 à 20h
  • Le vendredi 16 juin 2017 à 20h
  • Le samedi 17 juin 2017 à 20h
  • Le dimanche 18 juin 2017 à 16h

Les spectacles Du 14 au 24 septembre 2017

La Lettre du jeune travailleur

Rainer Maria Rilke

En 1922, Rilke écrit une lettre fictive à Monsieur V., une réponse au recueil posthume de Verhaeren Les Flammes hautes : il y parle des hommes « exaltés d’eux-mêmes » comme l’écrit Verhaeren dans « Au passant d’un soir » et plus particulièrement de la sexualité, étouffée par la religion chrétienne.

Ce spectacle est un hommage aux hommes qui célèbrent l’Ici-Bas. C’est aussi un témoignage du cheminement de Rilke pour devenir un de ces maîtres qu’il admire tant. Un tournant dans la réflexion et dans l’œuvre de Rilke, qui se détache peu à peu des contraintes sociales.

L'auteur

Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke (René Karl Wilhelm Johann Josef Maria Rilke), né à Prague (Autriche-Hongrie) en 1875, est de nationalité autrichienne.
De 1886 à 1897, en Autriche-Hongrie et en Allemagne, Rilke passe par une école militaire, des études de droit notarial, la profession de journaliste avant de commencer des études d’Histoire de l’art et de littérature, puis de philosophie.
C’est que, parallèlement à ces activités, Rilke écrit – principalement des nouvelles et des poèmes – et que cela prend beaucoup de son énergie. Son premier recueil est dédié à une amie de sa cousine, et publié en 1894. Si Rilke demeure peu lu sa vie durant, il est vite reconnu par ses pairs comme un grand poète. Son œuvre est empreinte de spiritualité – sans dogme – et de mélancolie ; il parle de l’amour, de la mort, de la solitude, et de l’art créatif. Rilke s’illustre également par ses traductions – de Verhaeren à Paul Valéry, en passant par Tolstoï et Dostoïevski. Il s’essaiera à la « littérature alimentaire », par des articles de critiques littéraires, avant de décider de se consacrer uniquement à son œuvre, ce qui lui vaudra quelques années de misère économique.
En 1897, Rilke change son prénom, de René à Rainer. Suite à sa rencontre avec Lou Andreas-Salomé à Munich, il voyage avec le couple Andreas en Italie et en Russie – pays de Lou, qui le fascine, et où il rencontre Tolstoï. Rilke entretiendra une grande amitié et une correspondance fournie avec Lou et lui écrira une série de poèmes en russe. Puis, en 1901, Rilke épouse Clara Westhoff, sculpteur, ancienne élève de Rodin. Le couple se sépare après un an de vie commune et la naissance d’une fille, Ruth.
Rilke se rend alors à Paris où, en 1905, il devient le secrétaire particulier de Rodin. De 1903 à 1908, il écrit ses Lettres à un jeune poète qui ne seront publiées que de façon posthume, en 1929.
De 1907 à 1910, Rilke voyage à travers l’Europe et l’Afrique du Nord. Il apprend l’arabe, lit le Coran et s’initie à l’égyptologie. En 1910, il rencontre la princesse Marin von Thurn und Taxis qui devient, pendant dix ans, son mécène. C’est pour elle que Rilke écrit les Élégies de Duino.
Il est brièvement mobilisé lors de la Première Guerre Mondiale. De 1914 à 1916, il a une liaison avec la peintre Lou Albert-Lasard alors qu’il travaille aux archives de la guerre, à Vienne.
En 1919, il s’installe en Suisse où il compose des poésies en français ; puis déménage en Ardèche à partir de 1921. Il y termine les Élégies de Duino et les Sonnets à Orphée.
Pendant six ans, il a une histoire avec Baladine Klossowski et s’attache aussi à ses deux enfants.
Il meurt en Suisse d’une leucémie en 1926, après un affaiblissement généralisé depuis l’hiver 21 qui le mène vers plusieurs maisons de santé. Il a 51 ans.

La distribution

La Lettre du jeune travailleur

Texte de Rainer Maria Rilke
Mise en scène : Dolorès Oscari
Rilke : Paul Van Mulder
Évocation de Verhaeren : Luc Vandermaelen
Lumière : Christian Halkin
Scénographie : Dominiq Fournal
Décor : Benoît Francart
Photo : Serge Gutwirth
Vidéo : Marie Kasemierczak
Modèle photos : Lily Danhaive
Régie : Lily Danhaive et Benoît Francart
Silhouette : Bouzouk

Revues de presses

La Lettre du jeune travailleur

PHOTOS

Détails des dates
  • Jeudi 14 septembre 2017 à 20h
  • Vendredi 15 septembre 2017 à 20h
  • Samedi 16 septembre 2017 à 20h
  • Dimanche 17 septembre 2017 à 16h
  • Jeudi 21 septembre 2017 à 20h
  • Vendredi 22 septembre 2017 à 20h
  • Samedi 23 septembre 2017 à 20h
  • Dimanche 24 septembre 2017 à 16h

Les spectacles Du 5 au 15 octobre 2017

La Bonne parole du curé Meslier

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La distribution

La Bonne parole du curé Meslier

D’après Les Mémoires des pensées et sentiments de Jean Meslier
Adaptation et mise scène : Jean-François Jacobs
Avec Alexandre von Sivers
Composition et musique (en direct) : Gilles Masson
Scénographie et costumes : Ronald Beurms
Relecture philosophique et historique : Serge Deruette (professeur d'Histoire des idées à l'Université de Mons)
Texte édité chez Aden Éditions

Revues de presses

La Bonne parole du curé Meslier

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Aucune date fixée.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service général des Arts de la Scène,
de la Loterie Nationale et de la Commune de Saint-Gilles

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