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Les lectures Les mardis en mai

Paris Mai 68 – Le chêne qu’on abat

« Oh, quel farouche bruit dans le crépuscule

   Les chênes qu’on abat pour le bûcher d’Hercule

   Les chevaux de la mort se mettent à hennir

   Et sont joyeux car l’âge éclatant va finir… »      

Victor HUGO – Le Tombeau de Théophile Gautier

 

Au lendemain de la mort du général de Gaulle, survenue en novembre 1970, André Malraux publie un ouvrage consacré à des conversations avec l’ancien chef de l’État dans sa retraite de Colombey-les-Deux-Églises.

Son titre, « Les Chênes qu’on abat » est fort opportunément un fragment du poème de Victor Hugo consacré à la mort de Théophile Gautier.

Les chênes qu’on abat… Le brutal écroulement de la force sous les coups de cognée des bûcherons.

Image symbolique sinon de la mort de la fin de la toute-puissance.

Vivant comme reclus depuis quelques mois dans sa retraite volontaire des lointains confins de l’Aube, le Général n’a pas survécu à son naufrage politique provoqué par la marée contestataire de Mai 68.

Le chêne a été abattu… Définitivement lorsque la vie a suspendu son cours mais déjà une première fois dans la chaleur orageuse de Mai ; dépassé par une révolte étudiante qui a fini par enflammer la France toute entière avant de la paralyser dans une grève générale, décontenancé par le désamour qui semble s’être installé entre lui et les Français…

Malgré l’aura de son image historique, deux fois sauveur de la Nation, convaincu de sa prédestination à conduire la France vers les sommets, il se retrouve quasi seul à l’Élysée à quelques centaines de mètres des bruits des émeutes successives…

Presque coupé de tous, même de certains de ses ministres qui ne l’écoutent plus que d’une oreille distraite…

De moins en moins en phase avec Georges Pompidou, son Premier ministre fort de son esprit libéral et de son sens de la négociation et de la concession pour régler la crise avec les étudiants d’abord, réouverture de la Sorbonne fermée par décision présidentielle et avec les syndicats ensuite, les accords de Grenelle.

Dix ans, ça suffit… De la rue, des échos lui parviennent… L’homme providentiel de Juin quarante est désormais un vieillard conspué.

Une tragédie se joue sous les lambris dorés de l’Élysée… Tel le roi Lear, tragique héros de Shakespeare, le vieux souverain mesure que sa voix ne porte plus, que son image est ternie et que les Français ne l’aiment plus.

Hanté par les fantômes de la Quatrième République qu’il a réduits au rancart, obnubilé par la toute-puissance du Parti communiste, la Connétable doute.

Théâtral, il organise sa disparition pour vingt-quatre heures, le temps d’aller voir en Allemagne si l’armée d’occupation lui resterait fidèle au cas où l’émeute deviendrait révolution.

 

« Paris, Mai 68 / Le chêne qu’on abat », une autre approche des événements qui ont ébranlé le régime ; une pièce à quatre personnages, Lui, Pompidou, Peyrefitte, le ministre de l’Éducation et Massu, le militaire bourru mais fidèle… Et le regard amusé d’une étudiante qui éprouve l’ivresse d’une liberté trouvée dans un monde en train de changer.

 

Tarif pour la lecture-spectacle : 10 euros

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La distribution

Paris Mai 68 – Le chêne qu’on abat

Théâtre de reportage

Texte de Christian Druitte

Avec Noémie Dujardin, Allan Bertin, Valentin Demarcin et Hugo Messina

 

Revues de presses

Paris Mai 68 – Le chêne qu’on abat

PHOTOS

Détails des dates
  • Mardi 8 mai 2018 à 19h
  • Mardi 15 mai 2018 à 19h
  • Mardi 22 mai 2018 à 19h
  • Mardi 29 mai 2018 à 19h

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service général des Arts de la Scène,
de la Loterie Nationale et de la Commune de Saint-Gilles

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