Les spectacles reporté à 2015

LA TRAGIQUE HISTOIRE DE PYRAME ET THISBÉ

DE Théophile de Viau

LA TRAGIQUE HISTOIRE DE PYRAME ET THISBÉ (1626)

de Théophile de Viau 

Le Poème 2 invite le Mesureur, cie de Théâtre pour un cahier d’exercices destiné aux professionnels, à partir de : La Tragique histoire de Pyrame et Thisbé (1626) de Théophile de Viau

Approche et recherche à partir de l’alexandrin baroque et de la codification gestuelle pour obtenir un langage destiné au spectateur contemporain.

Deux présentations publiques

Le 6 décembre 2014 à 20h

Le 7 décembre à 16h

Monter Pyrame et Thisbé aujourd’hui, c’est entonner un chant de liberté, un chant à la liberté.

Les deux célèbres amoureux, frère et sœur de deux autres amoureux non moins célèbres, Roméo et Juliette, et par-delà, de tous les amoureux du monde venant du fond des âges (Ovide / Les Métamorphoses) se heurtent à toutes les formes d’interdiction. Ils finiront par en mourir, victimes de l’incompréhension la plus totale.

La jeunesse butte contre une vieillesse rétrograde, une morale pesante, une justice dictatoriale, une cabale assassine, même l’amitié deviendrait suspecte. La passion elle aussi aveuglera les protagonistes sous le subterfuge de la nature léonine.

Thisbé, la mauresque et Pyrame, le chrétien, uniront leurs destinées au pied du mûrier. Comment les mûres, de blanches qu’elles étaient, sont noires devenues, comme perles de sang qui pleurent sur le sol et le souillent.

Ouvrage du début du 17ème, bijou baroque méconnu, la pièce de Théophile de Viau se déploie en un long poème à la structure singulière. Les alexandrins seront proposés à partir des dernières études sur la prononciation restituée. Suivant les règles strictes de diction, le poème s’attachera à créer un langage contemporain. Le sens servira la musicalité et inversement. Les corps des acteurs épouseront les codes de la représentation baroque afin de se déployer tout en sensualité. À la musique répondra la chorégraphie. Les acteurs évolueront avec grâce dans le clair-obscur de la bougie à la flamme vacillante. La musique rythmera les scènes marquant la structuration inhabituelle de la pièce.

Dans un espace propice au rituel de la représentation, un peu comme un autel, une table de sacrifice, les personnages évolueront de jardin à cour. La notion  de profondeur n’existera pas, la scénique se réduira à un couloir à l’avant-scène, fermé au fond par une toile.

Benoît Blampain

 

Dates des ateliers dédiés aux professionnels de la scène, au Poème 2 :

 

Lu 15, 22 et 29 septembre 2014

Lu 6, 13 et 27 octobre 2014

Lu 3, 10, 17 et 24 novembre 2014

de 14 à 18h

Du 1er au 5 décembre 2014

Horaire à définir

 

 

L'auteur

Théophile de Viau

Théophile de Viau

Né entre mars et mai 1590, à Clairac-en-Agenais (Lot-et-Garonne) et mort à Paris, le 24 septembre 1626. Il vécut une enfance bucolique à Boussères, au sein d’une famille protestante et de petite noblesse et suivit des études au collège de médecine à Bordeaux puis à Saumur. L’adolescent, au gré d’amitiés douteuses, s’initie à la débauche; poète à gages, il suit une troupe de comédiens errants.

En 1615, Théophile entre au service du comte de Candale en qualité de secrétaire poétique. Il a des façons impies et licencieuses qui flattent l’hostilité de l’aristocratie face au despotisme croissant. À travers les odes et les stances, les satires et les épigrammes du premier recueil de ses Oeuvres poétiques (1621-1623), Théophile confesse son libertinage spirituel avec une telle candeur et un tel succès que la morale en vigueur s’en offense en la personne de deux zélés jésuites. Au reste, ce temps, qu’inquiète l’agitation protestante, n’est pas à la clémence. Il abjurera en 1622 la religion de son enfance. En vain. Il n’évitera ni le scandale qu’aggravent encore, en 1623, la publication du second recueil de ses oeuvres et surtout celle du Parnasse satyrique, ni ses plus funestes conséquences : en fuite, il est jugé par contumace et condamné au bûcher.

Arrêté en septembre, conduit à la prison du Châtelet, il y vivra de 1623 à 1625 et y écrira quelques-unes de ses pièces les plus durables : la«Lettre de Théophile à son frère» et la «Maison de Sylvie», suite de dix odes commencées à Chantilly chez son protecteur, Henri de Montmorency. Grâce à l’intervention de son ami bien-aimé, des Barreaux, et à la maladresse de ses adversaires, Théophile échappera au bûcher. Banni, puis gracié, il mourra des suites de sa captivité, un an après sa libération, à l’âge de trente-six ans.

Maintes fois rééditées, ses Oeuvres poétiques connaîtront au XVII siècle un succès tel que la gloire de Malherbe même en pâlira. Symbole d’un temps mal assuré, fort de ses hésitations qui préparent l’avènement de l’ordre classique mais n’y a encore rien sacrifié, l’art de Théophile a les vertus et les limites de sa préciosité…

Source : http://www.toutelapoesie.com/

La distribution

LA TRAGIQUE HISTOIRE DE PYRAME ET THISBÉ

Revues de presses

LA TRAGIQUE HISTOIRE DE PYRAME ET THISBÉ

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Aucune date fixée.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service général des Arts de la Scène,
de la Loterie Nationale et de la Commune de Saint-Gilles

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